Hades, le « maître des morts »

Hadès est le frère de Zeus, Poséidon, Héra, Déméter, etc… Il est le dieu que l’on ne nomme pas. C’est lui qui décide quelle est la destination finale des hommes.

Hadès, comme ses frères et sœurs, a été prisonnier des entrailles de son père, jusqu’à ce que Zeus les libère. Lorsque Zeus obtint le pouvoir suprême, il donna à Poséidon les mondes marins et à Hadès, les clés des Enfers contre son gré, car bien entendu, Hadès n’a jamais souhaité devenir le roi d’un monde si lugubre, triste et dépressif. Même les dieux redoutent ce lieu horrible.

Buste d’Hadès. Marbre, copie romaine d’un original grec du Ve siècle av.JC. Palazzo Altemps, Rome. Le manteau en marbre noir est une addition moderne.

Ce que l’on devient aux enfers dépend de nos comportements d’humains, je dis ça car il y a trois routes pour trois endroits différents :

La première route mène aux Champs d’Asphodèle, là où vont le plus d’âmes, ni bonnes, ni mauvaises.

La deuxième route mène au Tartare, là où vont tous les pires criminels, ceux qui ont commis trop de mauvais actes au cours de leur vie.

Et la dernière route mène aux Champs Élysées, là où vont les âmes pures, celles qui ont été généreuses envers l’humanité et envers les dieux.

On pourrait penser que Hadès est un dieu tyrannique et sans pitié, mais en vérité, ce n’est pas lui qui torture les morts, ce sont ses servantes, les Érinyes (les Furies chez les Romains). Ce n’est pas lui non plus qui tue les hommes, c’est un autre dieu, Thanatos. Hadès est le seul dieu à n’avoir aucun temple, les seuls sacrifices qu’on lui fait sont de nuit et avec des animaux de couleur noire, sans aucune joie. On l’invoque seulement par des jurons et des malédictions.

“Les Remords d’Oreste ou Oreste poursuivi par les Furies”, William Adolphe Bouguereau 1862. Huile sur toile, 231,1 × 278,4 cm. Norfolk (USA), Chrysler Museum.

Hadès régnait en solitaire, sans personne pour le conseiller et le soutenir. Il montait quelque fois à la surface pour respirer l’air frais et quitter son palais sinistre, jusqu’au jour où il vit une silhouette, celle d’une jeune femme qui cueillait des fleurs. Elle se nomme Perséphone, c’est la fille de Zeus et de Déméter. Hadès tomba fou amoureux de Perséphone. Il voulut l’emmener dans son royaume, mais il devait d’abord demander la bénédiction de Zeus. Le roi des dieux se retrouve coincé : s’il refuse, ce serait une offense envers son frère, s’il accepte, Déméter ne lui pardonnera jamais….

Suite au prochain épisode !

Le Mythologue

Image d’entête : Détail de « Traversée du monde souterrainPaysage avec la barque de CharonCharon traversant le StyxPassage du Styx, ou Traversée du Styx » tableau peint par Joachim Patinier entre 1520 et 1524 et conservé au musée du Prado à Madrid.

                   

Un commentaire

  1. Tu racontes ça avec de plus en plus de brio, et même du suspens maintenant… j’ai beau connaître la fin de l’histoire il me tarde de voir comment tu vas nous la présenter !

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